Web-conférence : comment la crise sanitaire a changé le financement des entreprises

Web-conférence : comment la crise sanitaire a changé le financement des entreprises

Web-conférence : comment la crise sanitaire a changé le financement des entreprises
Web-conférence : comment la crise sanitaire a changé le financement des entreprises – Photo Pexels

Cette table ronde sous forme de visioconférence a permis de faire le point sur la situation des PME face à la crise économique de la Covid-19 et l’évolution des mesures d’urgence mises en place pour elles par le gouvernement.

Comment la crise sanitaire a-t-elle bouleversé la manière dont les PME envisagent le financement de leur trésorerie et de leurs investissements ? Les modes de financement sont-ils durablement, voire définitivement, transformés ? La crise sanitaire a-t-elle changé les relations des PME avec leur banque ? Telles sont quelques-unes des questions abordées lors de la Web-conférence organisée par l’Ajpme le 8 décembre 2020 autour d’Anne Guérin, directrice financement et réseau chez Bpifrance, Hélène de Prévoisin, directrice marché entreprises et institutionnels à La Banque Postale, Bernard Cohen-Hadad, président de la CPME Paris Île-de-France et Jean-Marie Thuault, dirigeant associé du tour opérateur Spots d’Evasion à Nantes.

Notre visioconférence a permis de faire le point sur la situation des PME confrontées à la crise économique née de la Covid-19 et sur la manière dont celles-ci se sont emparées des différentes mesures gouvernementales pour faire face à la crise.

Depuis le mois de mars, les différents dispositifs de soutien aux entreprises, mis en place par le gouvernement et par d’autres (Bpifrance, Régions, administration fiscale, Urssaf, Agefiph, Banque de France, organismes de médiation, caisses de retraite Agirc et Arrco, 0rdre des experts comptables, etc.), se succèdent et sont nombreux : près de 50 recensés sur la page de Bpifrance qui en dresse la liste !

Bientôt les prêts participatifs

Les plus emblématiques resteront probablement le prêt garanti par l’État (PGE), le Fonds de solidarité universel, les prêts Rebond, les prêts directs aux entreprises et les prêts participatifs« Ces derniers, actuellement en discussion au Parlement, devraient sortir au 1er trimestre 2021 et permettre aux entreprises de reconstituer leurs fonds propres », indique Hélène de Prévoisin, directrice marché Entreprises et institutionnels à La Banque Postale.

Pour Jean-Marie Thuault, dirigeant associé du tour-opérateur Spots d’Évasion à Nantes, PME d’une dizaine de salariés, opérant dans un secteur particulièrement sinistré, « le maître mot était de sauvegarder notre trésorerie ». Pour ce faire, outre le Fonds de solidarité, le chef d’entreprise a contracté deux PGE. « Les mesures de l’État jouent un rôle d’amortisseur en finançant ou en reportant une partie des charges des entreprises », a expliqué Anne Guérin, directrice Financement et Réseau chez Bpifrance, faisant notamment référence au triptyque PGE, prêt Atout et prêt Rebond. Hélène de Prévoisin se félicite de l’élan de solidarité qui s’est déployé envers les entreprises et entre elles aussi, soulignant avec quelle rapidité le PGE a pu être déployé : au 7 décembre, 112 milliards d’euros avaient été accordés par les banques via la plateforme Bpifrance à 658 000 entreprises, dont 330 000 pour un montant inférieur à 50 000 €. «Les banques ont joué le jeu et la crise a permis de mettre en évidence qu’elles étaient de véritables partenaires des entreprises », indique-t-elle. « Elles restent la colonne vertébrale des entreprises », reconnaît Bernard Cohen-Hadad, président de la CPME Paris-Île-de-France, qui souhaite que cette relation constructive puisse perdurer.

De la prudence plus que de l’opportunisme

Si la plupart des entreprises avaient réellement besoin de ces crédits, certaines ont souscrit des PGE par «confort », l’utilisant comme une épargne de précaution face à l’incertitude de la conjoncture. « Beaucoup d’entreprises l’ont souscrit davantage par prudence que par opportunisme », estime Anne Guérin, chiffrant à 60 % la proportion des PGE « de confort » au départ, avec « au moins 50 % d’entre eux qui devraient être remboursés à l’échéance d’un an ».

CdS


Découvrez les articles qui se réfèrent à cette table ronde

Financement des PME : la crise sanitaire rebat les cartes, par Farid Zouaoui, dans Le Moniteur de Seine et Marne

Le financement des PME, enjeu majeur de la crise, par Anne Daubrée dans La Gazette Normandie

Financement des entreprises : comment la crise a changé la donne, par Charlotte de Saintignon, sur NetPME, par les Editions Législatives