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JO Paris 2024 : quelles opportunités d’affaires pour les PME?

Les petites et moyennes entreprises peuvent-elles tirer parti de l'organisation des JO de Paris 2024 ? Crédit : Paris 2024
Les petites et moyennes entreprises peuvent-elles tirer parti de l’organisation des JO de Paris 2024 ? Crédit : Paris 2024

L’Ajpme a organisé mardi 8 juin 2021 une visioconférence sur les perspectives ouvertes aux PME françaises sur les Jeux Olympiques de Paris de 2024.

Les PME sauront-elles tirer parti de l’organisation des JO de Paris 2024 ? Pour répondre à cette question, l’AJPME a organisé le 8 juin une visioconférence réunissant plusieurs dirigeants au cœur de cette problématique : Antoine du Souich, directeur de la stratégie et de l’innovation de Solideo (Société de livraison des ouvrages olympiques), Benjamin Stetten Pigasse, directeur associé de la société Weematch, et Jean-Luc Tuffier, président de la FFB (Fédération française du bâtiment) Grand Paris. Les débats ont été coordonnés et animés par Sophie Mensior et Charlotte de Saintignon, du Bureau de l’AJPME.

Pour les prochains JO de Paris 2024, le comité d’organisation des jeux olympiques (COJO) et la Solidéo (Société de livraison des Ouvrages Olympiques) ont souhaité que cet évènement ne soit pas uniquement réservé aux grands groupes mais qu’il profite aussi aux PME-TPE et acteurs de l’économie sociale et solidaire. Les petites entreprises accèdent-elles réellement à ces marchés ?

C’est en tout cas l’objectif affiché de Solidéo, qui construit l’ensemble des ouvrages pérennes et opérations d’aménagement nécessaires au JO : 25 % des marchés (en montants) doivent être attribués aux PME-TPE et acteurs de l’ESS. « Aujourd’hui, nous sommes à 33 % de l’objectif », indique Antoine du Souich, directeur de la stratégie et de l’innovation de Solidéo. En termes de chiffres, 164,4 millions d’euros ont été engagés par les PME-TPE sur les 500 millions d’euros prévus. Concrètement, ce sont 710 PME-TPE et 31 structures de l’Ess qui ont déjà été sélectionnées.

Trois plates-formes

Pour participer aux appels d’offre, trois plates-formes ont été mises en place : Maximilien, le portail des marchés franciliens, Entreprises 2024 administrée par le Medef et ESS 2024 administrée par Les Canaux. Pour Antoine du Souich, les opportunités vont être plus nombreuses pour les TPE-PME du second œuvre à partir du deuxième trimestre 2022, avec l’avancement des travaux. Malgré la crise sanitaire, Solidéo compte bien maintenir le calendrier prévu et livrer les différents ouvrages fin 2023.

L’enthousiasme est plus mesuré du côté de la Fédération Française du Bâtiment Grand Paris. Pour Jean-Luc Tuffier, son président : «  Ce sont les grandes entreprises, qui ont remporté les marchés publics pour les grands ouvrages. Les PME ne sont présentes qu’en sous-traitance. » Pour lui, le système est moins ouvert que les professionnels de ce secteur ne l’avaient espéré. Il déplore aussi la complexité du dispositif global des marchés publics. Cependant, l’avantage des JO est qu’ils laissent de la place pour les plus petites entreprises sur d’autres marchés, notamment ceux du Grand Paris.

Mobilisation en amont

Dans un registre différent de celui de la construction, l’entreprise Weematch, qui conçoit des objets publicitaires, peut elle aussi tirer profit de l’organisation des JO. Sélectionnée après appel d’offres face à des géants américains, elle s’est mobilisée sur ce sujet bien en amont. « Nous avons mis en place une équipe de 3 personnes dédiée exclusivement à ce dossier », souligne Benjamin Stetten-Pigasse, directeur associé de Weematch. Elle a ainsi remporté plusieurs marchés publics, pour un montant total de 15 millions d’euros environ sur trois ans. Grâce à une collaboration avec des entreprises locales, la PME propose des produits conçus en France, où à l’étranger, quand cela s’avère nécessaire. La dimension RSE étant particulièrement importante dans l’organisation de ces JO.

Pour les PME-TPE, des opportunités sont encore à saisir, d’autres marchés restent accessibles dans des secteurs tels que restauration, gardiennage, sécurité, études…A condition d’être en veille pour bien les identifier.

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